samedi 6 janvier 2018

Épiphanie – jour férié à Madrid…

À midi trente nous sortons de l’appartement. Une dizaine de minutes plus tard et quelque cinq cents mètres parcourus à pied, nous entrons à la boulangerie-pâtisserie Horno San  Onofre http://pasteleriasanonofre.com au n°3 calle de San Onofre. Elle fut fondée en 1972 par l’intuitive Emilia et son époux, le visionnaire Daniel Guerrero. Sur l’invitation d’une cliente attentive, entre deux âges, nous prenons un ticket pour intégrer la file d’attente. La dame s’aperçoit que l’écran correspondant au défilé des chiffres est éteint. Les deux tickets sont jetés dans une corbeille à papier positionnée vers l’entrée pour, ensuite, être récupérés, car l’écran, en étant de marche, se dévoile autre part à son regard. La totalité des rayonnages est garnie d’une même sorte de brioche, déclinée dans des tailles différentes. Les douceurs emblématiques, que les Madrilènes apprécient pleinement, s'adaptent, dans une ou plusieurs variétés, aux différentes festivités pour chaque période spécifique de l'année. L’essaim de vendeuses est habillé tout en rose. Quand notre tour arrive, nous choisissons une brioche nature, colorée et attrayante, qui revient à environ dix-neuf euros ; le prix varie en fonction du poids. Des clients choisissent de la faire fourrer avec de la crème, proposée dans différentes saveurs et tentations gourmandes. Aujourd’hui, ce petit empire de pâtisserie ravit le cœur et les papilles des Madrileños et des Madrileñas. La brioche est déposée dans l’appartement. Nous voilà repartis sous la pluie pour nous rendre au restaurant végétarien Al Natural, situé au n°11 calle de Zorrilla. En chemin, sur la calle de las Infantas, un véhicule coloré du service d’urgence Samur est côtoyé. Une dame élégante, le cheveu noir mi-long impeccablement coiffé, vêtue d’une robe noire en mailles gaufrées, chaussée de bottines noires, les épaules couvertes d’une étole de fourrure vert sapin, longe le véhicule en courant sous la pluie. Un long collier en perles blanches sautille au rythme de la cadence soutenue de ses pas. La calle d’Alcalá est traversée. Nous arrivons au restaurant au n°11 calle de Zorrilla vers 13h15. Un jeune homme barbu nous accueille et nous escorte à une petite table pour deux. Le restaurant, fondé en 1972, témoigne, avec une soixante de plats différents au menu, que la créativité végétarienne existe pleinement. La salle en longueur offre aux regards une superbe décoration. Le set de table dévoile des réclames de la première moitié du siècle dernier à Madrid. Je me divertis à traduire des accroches publicitaires. Le traducteur sur l’iPhone offre de faciliter la compréhension de certains mots clefs. Nous savourons une paella végétarienne accompagnée de pain de seigle et d’une verrine de houmous à la betterave rouge. Un café latte termine l’excellent repas ludique grâce au set de table. La tasse et la coupelle en porcelaine viennent d’une fabrique polonaise. Lors du retour à l’appartement sous la pluie assidue, je vois une voiture de police arrêtée le long du trottoir sur la calle de Floridablanca. Les deux policiers assis à l’avant du véhicule pianotent avec application sur leur smartphone. La suite de l’après-midi se déroule dans l’appartement.
Vers dix-huit heures, nous partons en direction de la calle Lagasca sous le manteau de la nuit pour nous rendre dans un magasin bio ouvert aujourd’hui. La pluie maintient son rythme et nos vêtements se mouillent progressivement. Nous traversons la plaza de Colón où se dévoile une fontaine horizontale linéaire, habillée de lumières colorées, devant le Fernán Gómez Centro Cultural de la Villa. Dans le magasin, ma casquette dégouline de gouttes d’eau. Je la plie dans un sachet en papier. Une jeune employée ferme un contenant plastique, récalcitrant, rempli de dattes Medjool, en collant l’étiquette du prix. Un jeune homme barbu nous accueille à la caisse. La pluie nous escorte aussi pour le retour. A un passage piéton, je vois un parapluie noir ouvert dont le manche est enfilé dans une poubelle. Après un coup d’œil alentour, je récupère l’objet providentiel qui est défectueux. Toutefois, je parviens à me protéger de la pluie en tenant haut ma main sous la toile. Nous sommes de retour chez nous vers dix-neuf heures trente. Lors du dîner, la brioche de l’Epiphanie émerveille les papilles gustatives…











Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire